7 bonnes excuses pour ne pas s’occuper de ses économies…

Le jus de cerveau, ça sert au boulot. Quand on rentre à la maison, la vie de famille, la détente, le loisir remplissent l’espace temps. Bien sur, il y a des papiers à traiter, des factures, des relevés, en 1 mot, de l’administratif. Quand je rencontre des prospects, chez eux, pour les faire réfléchir sur paperassel’optimisation de leur patrimoine, je dérange. Dans le meilleur des cas, on retrouve les papiers nécessaires à l’analyse pendant le premier entretien, dans le pire des cas, la montagne à gravir parait trop haute – les papiers sont en vrac, dispersés, mélangés. Je suis passé par là. Les excuses pour ne pas s’occuper de ses économies, je les connais, je les retrouve dans mes rendez-vous :

Excuse number 1 – Je n’ai pas le temps de m’en occuper

Évidemment, cette excuse est irrecevable. Sur mon autre blog je suis manager, parmi les publications, je vous encourage à lire avoir le temps, prendre le temps. Le temps passé est la conséquence des priorités que l’on se donne. L’excuse 1 signifie que s’occuper de ses économies n’est pas perçu comme une priorité.

Excuse number 2 – Ça ne m’intéresse pas

Je vais vous avouer un secret : moi, faire la vaisselle, passer l’aspirateur, faire mon lit, ranger mes affaires, me bagarrer contre les escrocs qui traversent parfois mon chemin, ça ne m’intéresse pas. Travailler pour optimiser ses économies, on peut ne pas trouver ça amusant. Comme les exemples que je viens de citer, si on ne s’en occupe pas, la situation se dégrade.
NB : pendant ma période de coopération militaire, mon copain de chambrée ne faisant jamais la vaisselle, j’ai décidé d’arrêter d’être le seul à cotiser. Au bout de quelques jours, plus aucune vaisselle n’étant disponible, nous soupions dehors. Au bout de 3 semaines, j’ai craqué eu égard à l’état des assiettes non vidées, moisies, l’odeur pestilentielle de la cuisine. Il en va de même pour nos économies.

Excuse number 3 – Mon banquier s’occupe de tout ça

En êtes-vous si sûr ? Savez-vous combien de clients un conseiller bancaire doit suivre ? Entre 500 et 1000 ! Difficile d’être attentif à tous ses clients.
La seule personne qui peut s’occuper de vos économies, c’est vous. Si quelqu’un peut vous conseiller c’est mieux, cela vous donne un éclairage. Votre banquier ne préoccupe-t-il de vos objectifs de vie ? Sa priorité n’est-elle pas de conserver le plus longtemps possible, un maximum de votre épargne dans ses coffres ? C’est son job, son fond de commerce, on ne peut pas lui en vouloir.

Excuse number 4 – Toutes les solutions de placements financiers se valent

Cette assertion démontre le peu d’intérêt porté à la chose. Il existe des milliers de solutions financières. La diversité des performances comme des objectifs de ces solutions permettent un tricotage adapté aux ages, profils et parcours de chacun. Que vous soyez audacieux ou frileux, la panoplie de possibilités présente la même variété que la profusion d’un supermarché. Bien entendu, les solutions magiques n’existent pas : investir, c’est toujours prendre un risque, ne pas investir c’est une autre forme de risque, l’immobilisme…

Excuse number 5 – Les intermédiaires s’en mettent plein les poches

Qu’est-ce qu’un intermédiaire ? Quand on va sur l’excellent dictionnaire de synonymes de l’université de Caen, voici ce que la recherche donne comme résultat : « accordeur, affairiste, agent, alter ego, ambassadeur, canal, chargé d’affaires, chargé de mission, commerçant, commissionnaire, conciliateur, courtier, ducroire, entre-deux, entremetteur, entremise, facteur, fondé de pouvoir, homme de paille, intercesseur, interprète, intervallaire, lien, mandataire, maquignon, médiateur, médiation, médium, milieu, mitoyen, moyen, moyenne, moyen terme, négociateur, plénipotentiaire, pont, prête-nom, procureur, représentant, tiers, trafiquant, transition, truchement, voie, voyageur ». Presque la moitié des termes présente la chose de manière péjorative. L’autre moitié souligne la valeur de rapprochement. L’intermédiaire sert à rapprocher l’opportunité d’un client qui ne la connait pas. C’est un métier qui demande salaire. L’intermédiaire, oui, gagne de l’argent sur son conseil. Choisir son intermédiaire signifie accepter de le rémunérer contre prestation de valeur ajoutée.

Excuse number 6 – on ne sait pas où va notre argent, s’il est employé de manière éthique

Cette puissante objection ne résiste pas à l’analyse plus fine. Actuellement, comment est placé votre argent ? Comment le dépensez-vous ? Dans un monde globalisé, qui est capable de vérifier la bonne destination de chaque euro qu’il injecte dans l’économie, ou même qu’il laisse dormir sur un compte ? Pas d’illusion, au 21ème siècle, l’exercice n’est plus accessible, sauf à se retirer, en ermite dans une grotte ou une cabane dans le désert, et vivre en autarcie. En revanche, optimiser ses économies pour mieux protéger ses vieux jours, réaliser de petits ou grands rêves, aider les proches, donnent du sens. En travaillant l’analyse de la répartition de son propre patrimoine, on s’élève en connaissance de à quoi sert son argent.

Excuse number 7 – on n’a pas vraiment d’objectifs

Dès qu’on creuse un tant soit peu cette objection, force est de reconnaître qu’elle stigmatise souvent une forme de découragement, de dépit. Le travail du fameux intermédiaire (voir excuse 5) consiste à pousser le client à s’interroger sur ses véritables objectifs. S’il se contente de vous « refiler » un produit, je vous recommande de rompre derechef. S’il vous pousse par ses questionnements à clarifier vos objectifs, il est probable qu’il vous fasse une recommandation appropriée.

Que vous soyez puissant ou misérable, riche ou pauvre, prendre le temps, régulièrement d’analyser et d’arbitrer vos choix d’investissements pour les optimiser, comme le ménage et la vaisselle, c’est une saine nécessité. Si vous ne savez pas vous y prendre, faites vous aider…

Quelles sont les excuses que je n’ai pas adressées dans ce billet ? Exprimez vous dans les commentaires…

crédit photo : Vassilitm

8 thoughts on “7 bonnes excuses pour ne pas s’occuper de ses économies…

  1. Bonjour,

    je pense que le lot d’excuses est complet ! Une fois qu’on en a fait le tour et que l’on a compris qu’elles ne tiennent pas on peut réellement penser à se soucier de ses économies 😉
    Je pense pour ma part que ces excuses sont clairement dues à des objectifs mal (ou pas du tout) définis. Ce qui revient à votre excuse n°7.
    Si notre objectif est clairement identifié : pourquoi doit-on travailler sur nos économies ? Qu’est-ce que cela me permettra d’obtenir ? Quel est le risque si je ne fais rien ? Etc… On ne peut que balayer ces excuses et s’y mettre.

    Merci pour cet article,

    à bientôt,

    Marc

    • En effet, balayer les excuses ne suffit pas toujours pour passer à l’action. Quel risque si je ne fais rien : laisser mes économies dormir sans valeur ajoutée, ou en perdre une partie car mal placées… On peut s’interroger de cette négligence, alors que le temps et les efforts pour gagner ce pécule sont souvent très significatifs.
      L’argent serait-il toujours sujet tabou ???

  2. excuse numéro 8 : je ne veux pas que l’Etat puisse en profiter au passage…. de mon sang, de ma sueur et des larmes (voir chanson des Inconnus sur Raptout vampires…)
    être libre et affranchi passe par des « supports » non captables, sans contrepartie, transmissibles, non exposés, non saisissables et DONC non taxables (vivons heureux, vivons cachés)

    France = 1 er pays au monde pour décourager durablement TOUTE INITIATIVE PERSONNELLE
    (pays qui sait être mou avec les riches et dur avec les faibles)

    • Bonjour,

      je trouve toujours cette critique sur la France sévère. Quand on voyage à travers la planète (je suis allé dans plus de 50 pays), on se rend compte à quel point nous avons une fâcheuse tendance à nous auto-dénigrer. Les difficultés, il y en a bien sur en France. Les opportunités, il en existe énormément aussi.
      Pour rappel aussi, l’Etat c’est nous, c’est un service que nous décidons de mettre en commun, et c’est très utile – même si c’est, et ce sera toujours imparfait.

      Merci pour le commentaire.
      Laurent

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  4. Je pense que tu as fait le tour des bonnes excuses trouvées. Perso, cet article me parle beaucoup, car moi aussi j’en trouve pour ne pas avoir à m’occuper de mes économies. Je reconnais que j’ai tort.

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