Jan 22

En pleine crise, le patrimoine des français augmente…

Paradoxe : l’ambiance anxiogène prend la part prépondérante du gâteau depuis la crise 2008. Parmi le flot des informations qui vont passer et disparaître, on peut lire que le patrimoine des français augmente de 4% en 2011, une année de tourmente.

On peut lire que «le patrimoine des ménages s’est élevé en 2011 à 7,9 fois leur revenu disponible». Pas si mal pour un pays où l’on prétend que tout va mal. Si je traduis en termes simples cette phrase de l’article, cela signifie (en moyenne bien sur) que théoriquement, on pourrait vivre près de 8 ans sur nos économies, un peu moins si on retire nos dettes (environ une année de PIB) !

Ce raccourci oublie toutes les disparités de répartition de la richesse, qui n’est pas le propos de mon message d’aujourd’hui.

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Jan 05

Ne rien faire de ses économies, c’est prendre des risques…

En ces temps troublés, la principale objection à l’investissement cache la peur. La conséquence, c’est que l’argent devient immobile, sous les matelas, sur les comptes courants, sur les livrets bancaires. Ces derniers subissent d’ailleurs 2 phénomènes :

1 – l’aspirateur à capitaux ==> les seuils de versement ont largement augmenté
2 – la baisse de la rentabilité.

Pourtant, la fonction des livrets est de servir d’épargne de précaution.

En restant immobile, beaucoup d’investisseurs pensent protéger au mieux leurs économies. Cette attitude est-elle la plus sage ? Que fait l’inflation quand l’argent n’est pas investi, ou bien placé à 2% ? A quoi sert l’argent immobile ?  A contrecarrer la peur, à accomplir le rêve d’oncle Picsou assis sur son tas d’or ? En restant immobile, l’argent prépare-t-il un complément de revenu pour la retraite, l’accomplissement d’un projet familial ou d’un rêve de vie ?

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Déc 20

Le péage d’autouroute pour passer à l’acte…

Au début des années 90, j’habitais à environ 40 km de mon travail. Le trajet pour m’y rendre empruntait l’autoroute. Chaque jour consciencieusement, je réglais le péage avec pièces ou carte bancaire. Bien sur, ça me titillait de m’arrêter à la boutique autoroute qui proposait un pass avec réduction, mais je n’avais pas le temps (et pas encore lu avoir le temps, prendre le temps). La réduction était de l’ordre de 5 à 10%, je ne me rappelle plus.

Or donc, un matin pendant le trajet, je me posai les questions suivantes :

  • combien de fois est ce que je fais ce trajet par semaine, mois, année ?
  • combien cela me coûte-t-il en frais de péage ?
  • combien la réduction va-t-elle me rapporter ?
  • combien de temps, compte tenu de mon « maigre » salaire (un salaire est toujours maigre, c’est un qualificatif indétachable du mot), me faut-il pour gagner le même montant en travaillant ?
  • combien de temps l’arrêt à la boutique + le montage d’un dossier administratif va-t-il me consommer ?
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Déc 12

L’argent, horrible mot…

Beaucoup d’argent

Il y a quelques jours, j’échangeais avec un ancien collègue à propos de l’argent. Rapidement sont remontées toutes les couleurs négatives relatives à ce mot.

A un moment, je lui dis : « L’année dernière, une généreux donateur a versé un gros chèque et sauvé de la disparition l’école alternative pionnière où s’épanouissent quelques-uns de mes enfants . Je regrette de n’avoir pas été le généreux donateur ».

Je reviendrai souvent sur ce thème, car les enjeux de culpabilisation et de camouflage de bien des souffrances sommeillent sous le rejet d’aborder le sujet, sans complaisance, de notre relation à l’argent. Pour moi, c’est une longue histoire pleine de détours. Le mot lui-même serait-il tabou ?

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Déc 12

Je suis passé par là…

Pourquoi ce site et pourquoi « je suis mon banquier » ?

Jusqu’en 2002, j’ai suivi le parcours du cadre progressant dans la « carrière ». Au bénéfice d’un plan social, j’ai lancé, chèque de licenciement en poche, une activité de conseil en management. Fin 2008, en pleine tourmente financière, c’est le hasard des rencontres qui m’a inspiré d’ajouter une nouvelle corde à mon arc professionnel : le conseil en investissements.

J’avais une expérience personnelle rugueuse par rapport à l’argent. Salarié nourri de stock options, je me suis imaginé riche : 7 chiffres avant la virgule de patrimoine personnel à 40 ans. Seulement, jamais je n’ai mis en place de stratégie financière familiale. A 50 ans, j’étais totalement ruiné, j’avais perdu ma maison, j’étais redevenu locataire et aucun banquier n’était ouvert à me prêter de l’argent.

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