Je suis passé par là…

Pourquoi ce site et pourquoi « je suis mon banquier » ?

Jusqu’en 2002, j’ai suivi le parcours du cadre progressant dans la « carrière ». Au bénéfice d’un plan social, j’ai lancé, chèque de licenciement en poche, une activité de conseil en management. Fin 2008, en pleine tourmente financière, c’est le hasard des rencontres qui m’a inspiré d’ajouter une nouvelle corde à mon arc professionnel : le conseil en investissements.

J’avais une expérience personnelle rugueuse par rapport à l’argent. Salarié nourri de stock options, je me suis imaginé riche : 7 chiffres avant la virgule de patrimoine personnel à 40 ans. Seulement, jamais je n’ai mis en place de stratégie financière familiale. A 50 ans, j’étais totalement ruiné, j’avais perdu ma maison, j’étais redevenu locataire et aucun banquier n’était ouvert à me prêter de l’argent.

Au plus haut de ma fortune, certains banquiers m’ont courtisé. On m’offrait le café. Un jour, j’ai rencontré des experts en patrimoine de la filiale « banque privée ». Ils avaient fait pour moi le déplacement d’une capitale régionale pour me présenter un document de 80 pages incompréhensible, sensé représenter mon patrimoine ainsi que leurs conseils avisés.

« Flatté, j’étais ! »

Sauf que… à la conclusion de l’entretien, un des interlocuteurs m’a dit :

  • « maintenant je vous propose d’investir dans notre SICAV (c’est la meilleure, elle a 3 étoiles dans le guide Michelin) »,

et j’ai répondu (j’avais entendu les recommandations de mon coach) :

  • « j’ai besoin de réfléchir ».

Je n’ai pas bougé un centime de mes actions en bourse hyper exposées. La leçon m’a couté très, très, très cher (des centaines de milliers d’€), puisque ma ligne d’actions a été divisée par 30 ! Oui, vous avez bien lu, divisée par 30…

Quand est apparu en 2008 l’opportunité de démarrer un métier de conseil en investissements, j’y ai vu le signe de prendre en main ce domaine dans lequel je ne connaissais rien. A la question : « savez vous la différence entre une assurance vie et une assurance décès ? », j’aurais été incapable de répondre. Pourtant, j’avais mon propre « conseiller en patrimoine » qui lui, savait, et  plaçait mes économies. Je n’avais pourtant rien appris à son contact. Au printemps 2008, j’ai commandé une étude sur ma retraite : les résultats se sont avérés inquiétants et consternants.

Depuis 2008, je guide mes clients pour qu’ils s’approprient les décisions déterminantes pour enrichir et protéger leur famille, préparer leur retraite, optimiser leur patrimoine.

Depuis que j’exerce ce métier, je fais un constat cinglant :

  • notre système éducatif ne nous apprend pas la gestion des économies familiales…
  • les acteurs et fournisseurs de placement ne prennent pas le temps de former leurs clients, parfois dissimulent des informations ou pratiquent de coupables déformations (exemple : « l’argent de l’assurance vie est bloqué 8 ans ! » ce qui est totalement faux mais cela bloque les capitaux à leur profit)…
  • les gens fortunés ont les meilleurs conseils, le contribuable « moyen » passe peu de temps à s’informer et ne sait pas comment faire…
  • les placements des familles sont souvent dispersés, sans stratégie, mal compris, mal rangés, sans tableaux de bord…
  • tout le monde sait plus ou moins qu’il est nécessaire d’étudier la question, qui reste en l’air, elle n’est pas traitée.

Pourtant, l’argent mis de coté, c’est :

  1. le travail ==> vous avez transpiré pour le gagner
  2. l’héritage ==> vos parents vous l’ont transmis pour vous aider
  3. le gain au jeu ==> c’est la chance qui vous a souri

Une fois gagné, pourquoi ne pas s’en occuper régulièrement ? Pourquoi le laisser dans des placements improductifs ou pire, très risqués ? A quoi doit servir cet argent : à acheter un jour une maison ? à préparer les études des enfants ? à réaliser un rêve ? à préparer la retraite ?

Quels sont vos objectifs ? Pourquoi passe-t-on autant de temps à se former, à l’école, au travail, et pourquoi aucune formation du cursus ne présente les enjeux de la gestion des économies familiales ?

Je sais, chacun a au moins l’une des 7 bonnes excuses pour ne pas s’occuper de ses économies.

Je veux répondre à ce manque, sans naïveté. Je sais qu’il existe de nombreux ouvrages et sites sur le sujet. Cependant, pour plagier la réflexion d’André Comte-Sponvile au début de son livre « l’Amour, la Solitude » (vous pouvez l’acheter là), se demandant au vu des rayons d’une bibliothèque : « à quoi bon écrire alors que tant d’ouvrages existent », un public se dessine pour chaque initiative. Telle est la magie de l’existence.

Le propos du site « je suis mon banquier » est de susciter votre envie, celle de vous encourager à la prise en main de votre destin patrimonial…

5 thoughts on “Je suis passé par là…

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  2. Merci de partager avec nous ton vécu. En tout cas, c’est une très bonne idée que de le faire au travers d’un blog. Je suis certaine que ça va aider de nombreuses personnes.

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