L’épargne de précaution : faire face aux imprévus et s’offrir de petites folies

Les fins de mois sont parfois difficiles. On se retrouve alors stressé, le compte en banque à sec voir négatif. Au mieux, notre ami banquier nous prélève des agios, au pire il nous gronde d’un appel téléphonique rageur ou d’une lettre dont les termes courtois n’enlèvent rien à la menace cinglante.

De plus nous sommes parfois confrontés à 2 types de situation, de nature opposée, qui demandent finances :

  1. l’imprévu -> « zut, ma machine à laver vient de rendre l’âme »
  2. la petite folie -> « allez, on s’offre un week end en amoureux à Florence » (Florence m’inspire car je suis en train de lire un roman sur la vie de Léonard de Vinci) !

Comment faire ?

La première décision à prendre consiste à refuser de passer en négatif sur son compte en banque. En effet, non seulement cette situation coûte de l’argent inutile (les agios), mais elle contribue fortement au stress familial. Je connais ce stress, il fait des dégâts. Pour atteindre ce objectif « toujours au dessus de zéro », il faut mettre en place un budget prévisionnel – j’y reviendrai. Bien entendu, le budget doit être équilibré entre dépenses et entrées (lapalissade).

La deuxième décision à prendre est de constituer une épargne de précaution. Cette épargne de précaution peut être logée dans les différents livrets bancaires. L’avantage des livrets d’épargne réside dans la disponibilité immédiate de l’argent, en échange d’une rémunération faible – et non fiscalisée pour certains comme le livret A ou le Livret Développement Durable (anciennement Codevi).

Le montant idéal à laisser en épargne de précaution dépend des pratiques familiales. Cependant, on peut retenir que 2 à 4 mois de rémunération représente un référentiel cohérent.

La troisième décision est de rejeter de l’univers des possibles tous les crédits à la consommation. Non seulement ces crédits sont distribués à des taux usuraires (certains supérieurs à 15%), mais ils préparent avec une fuite en avant, un avenir compliqué pour tous les autres projets de vie. En dehors de l’immobilier et la voiture – parfois le gros mobilier, considérons que l’emprunt reste exclu. On achète cash tout ce qui concerne la vie courante, en profitant éventuellement des crédits gratuits sur 2, 3, 6 mois.

J’ai souvent fait ce constat :

  • mes clients n’ont pas d’épargne de précaution ==> le stress des fins de mois se ressent cruellement
  • mes clients ont une épargne de précaution pléthorique ==> cet excès démontre une inquiétude probablement exagérée par rapport à l’avenir. C’est la posture « tout sous l’oreiller » qui ne permet pas de faire fructifier ses économies pour choisir sa vie.

Vous avez compris, cela passe par une nouvelle discipline :

  1. refuser de passer en négatif sur son compte en banque
  2. constituer une épargne de précaution
  3. rejeter de l’univers des possibles tous les crédits à la consommation.

Pour se motiver, rappelez vous que par nature les imprévus arrivent. Quand aux petites folies, si elles ne trouvent pas de place dans votre vie, quel ennui…

Donnez vos réactions en commentaires : avez-vous de l’épargne de précaution à un juste niveau ? Pourquoi et quelles en sont les conséquences pour vous ?

Crédit photo : Chris Yunker, Marc Lagneau

One thought on “L’épargne de précaution : faire face aux imprévus et s’offrir de petites folies

  1. Pour être franche, je ne dispose que d’une petite épargne pour le moment. Toutefois, je compte bien changer cela. Je vais suivre tes précieux conseils. :) Merci et à très bientôt.

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